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Documents élaborés par Mari Luz Arranz, Blai Carandell et Jone Lauzurika

À l'occasion de la table ronde « Où va la Côte d'ivoire ? » organisée par l'ICIP en avril 2011, nous avions réalisé une compilation de ressources qui permettent d'analyser le conflit et la situation en Côte d'Ivoire.

Nous vous offrons aujourd'hui trois types de ressources actualisées.
Tout d'abord, un dossier de ressources – sites Internet ivoiriens, publications et rapports de plusieurs ONG et organismes internationaux.
Ensuite, une chronologie.
Et enfin, une carte des élections mettant en évidence l'écart des résultats selon le Conseil constitutionnel et la Commission électorale. 

DOSSIER DE RESSOURCES

Rapports, dossiers et articles de plusieurs institutions internationales, ONG et groupes de réflexion

Articles universitaires et monographies sur la Côte d'Ivoire

  • Akindès, F. (dir.) (2011). Côte d'Ivoire: la réinvention de soi dans la violence. Dakar: Codesria.
  • Bamba, A. (2011). At the Edge of the Modern? Diplomacy, Public Relations, and Media Practices During Houphouët-Boigny's 1962 Visit to the United States. Diplomacy & Statecraft, 22 (2), 219-238.
  • McGovern, M. (2011). Making War in Côte d'Ivoire. Londres: Hurst & Comany.
  • Mitchell, M. I. (2011). Insights from the Cocoa Regions in Côte d'Ivoire and Ghana: Rethinking the Migration-Conflict Nexus. African Studies Review. 54(2), 123-144.
  • Tavares, R. (2011). The Participation of SADC and ECOWAS in Military Operations: The Weight of National Interests. African Studies Review, 54 (2), 145-177.

Documents audiovisuels sur la Côte d'Ivoire

Vidéo des Nations Unies sur la situation des réfugiés ivoiriens en Guinée (en français).

Documentaires:

  • Le crime invisible (2011), d'Estelle Higonnet et Raynald Lellouche.
    Documentaire sur les cas de violence sexuelle en Côte d'Ivoire, entre 2002 et 2007.
  • La face cachée du chocolat (2011), de Roberto Romano et Miki Mistrati. 46'
    Deux journalistes allemands enquêtent sur la manière dont le trafic humain et l'esclavage des enfants en Côte d'Ivoire alimentent l'industrie mondiale du chocolat.
  • Chroniques de guerre en Côte d'Ivoire (2008), de Philippe Lacôte. 52'
    Le réalisateur de ce documentaire filme le quartier de son enfance lors des deux premières semaines de guerre en Côte d'Ivoire après le déchaînement de violence, en septembre 2002.
  • Travail dans l'ombre (2008), de Nigel Walker. 52'
    Portrait de l'homme caché derrière la violence politique exercée durant la présidence de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé.

CHRONOLOGIE

1842:
La France impose un protectorat à la Côte d'Ivoire.
1893:
La Côte d'Ivoire devient une colonie française.
1944:
Félix Houphouët-Boigny fonde le syndicat agricole africain, qui donnera naissance au Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), qui jouera un rôle essentiel dans la lutte pour l'indépendance.
1960:
Indépendance. Établissement d'un régime présidentialiste et théoriquement  multipartiste.
1960 - 1990:
Gouvernement de parti unique sous la présidence d'Houphouët-Boigny. Après une période de prospérité économique et de stabilité politique qui font qualifier le pays de « miracle africain », au milieu des années 1980, une crise économique est à l'origine d'une demande d'ouverture démocratique. Le Front populaire ivoirien (FPI) et le Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire (RDR) naissent dans la clandestinité.
1990:
Légalisation des partis d'opposition et tenue des premières élections présidentielles multipartites. Houphouët-Boigny est vainqueur et nomme Alassane Dramane Ouattara Premier ministre.
1993:
Décès d'Houphouët-Boigny. Son bras droit, Henri Konan Bédié, assume la présidence. Il introduit le concept d'ivoirité, à l'origine de la division nord-sud. Cette politique comprend des lois discriminatoires contre les Ivoiriens du nord (majoritairement musulmans et de langue diola), considérés comme étrangers.
1995:
Bédié est réélu au cours d'élections boycottées par les partis d'opposition, en protestation contre la modification de l'article 35 de la Constitution, qui établit dorénavant la nécessité de prouver la nationalité ivoirienne des parents des candidats. Bédié parvient ainsi à neutraliser son principal rival, Ouattara.
1999:
Coup d'État mené par le général Robert Guéï, qui n'annule pas les lois soutenant l'ivoirité.
2000:

Guéï se proclame vainqueur des élections présidentielles, mais une révolte populaire le chasse du pouvoir. Laurent Gbabgo, candidat du FPI, est proclamé président.

Les violences éclatent entre partisans de Gbagbo, principalement chrétiens du sud, et les musulmans du nord qui soutiennent Ouattara (RDR).

2002:

Tentative de coup d'État mené par le groupe armé Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI).

Le MPCI prend le contrôle dans le nord. La scission nord-sud du pays s'institutionnalise avec la création de la zone de sécurité dans laquelle s'interposent les forces de l'ONU, de la CEDEAO et les forces française de la Licorne.

Robert Guéï est assassiné dans des circonstances non élucidées. Sa mort provoque le soulèvement de groupes armés dans l'ouest, qui fusionnent avec le MPCI sous le nom de Forces nouvelles (FN), commandées par le général Guillaume Soro.

2003:

Accord de paix de LINAS-MARCOUSSIS signé par toutes les parties du conflit. Principaux points de l'accord:

  • Indivisibilité du pays
  • Formation d'un gouvernement de réconciliation nationale avec représentation des rebelles
  • Choix d'un Premier ministre de consensus
  • Établissement d'un calendrier pour les élections
  • Démobilisation des combattants
  • Restructuration des forces armées intégrant les membres des FN
2004:
Les termes de l'accord n'étant pas respectés, de nouvelles violences éclatent entre les FN, le gouvernement et les forces internationales.
2005 - 2006:
En raison des tensions, les élections sont reportées à deux reprises (2005, 2006).
2007:
Accord politique de OUAGADOUGOU, établissant pour la première fois un dialogue direct entre le gouvernement et les FN. Gbagbo et Soro signent la paix.
2007-2009:
Les élections sont à nouveau reportées. Gbagbo reste au pouvoir.
2010:

Les élections présidentielles ne permettent pas de désigner clairement le vainqueur. Le second tour aggrave la crise politique et provoque de nouveaux épisodes de violence.

La Commission électorale annonce Ouattara vainqueur, avec 54 % des voix. Le Conseil constitutionnel, pro-Gbagbo, prétend qu'il y a fraude et déclare Gbagbo vainqueur. Les violences éclatent une fois encore.

La communauté internationale (ONU, EU, UA, CEDEAO) déclare  Ouattara vainqueur légitime.

2011/02:
Les forces de l'ONU déclarent que les violences atteignent le niveau d'une guerre civile.
2011/04:
Les forces de Ouattara arrêtent Gbagbo.
2011/05:
Alassane Ouattara commence son mandat présidentiel.
2011/09:
Établissement de la Commission « vérité, justice et réconciliation » et dialogue en vue de restaurer l'unité nationale après les violences postélectorales qui se soldent par près de 3 000 morts et 500 000 personnes déplacées.
2011/11:
Les autorités Ivoiriennes livrent l'ex-président Gbagbo à la Cour pénale internationale de La Haye sous l'inculpation de crime contre l'humanité.

DIVISION ÉLECTORALE EN CÔTE D'IVOIRE

La carte suivante montre les résultats des élections présidentielles de 2010 en Côte d'Ivoire. On peut contraster les résultats décrétés par le Conseilt Institutionnel et par la Commission Électorale Indépendante (ces derniers résultats ratifiés par les Nations Unies dans son rôle de certification et ratifiés aussi par la communauté internationale). Malgré des résultats similaires, excepte des petites divergences dans une seule région, let Conseil Institutionnel déclara 7 départements nuls (indiqués en rougep), ce qui provoqua la victoire de Laurent Gbagbo, tout en manquant l'articlet 64 du Code Électorale Ivoirien d'après lequel les résultats provisionnels doivent être ratifiés ou, dans le cas contraire, des nouvelles élections doivent être convoquées en 45 jours maximum.

Note: Les données utilisées pour l'élaboration de cette carte proviennent du journal "Abidjan" (www.abidjan.net).

Mapa electoral